Pourquoi vos peurs reviennent

Pourquoi certaines peurs reviennent même après avoir travaillé sur soi ?

Pendant longtemps, je pensais que dépasser ses peurs et sortir de sa zone de confort me rendraient automatiquement plus forte, plus confiante, moins vulnérable au regard des autres. Comme si le travail sur moi-même m’amenait progressivement vers un état où le doute aller disparaître complètement.

Mais la réalité est plus nuancée.
Dans les faits, il est évident que plus vous travaillerez sur vos peurs et plus vous serez capable de vous en détacher.
C’est quand on comprend ce qui déclenche vos peurs, que vous pourrez alors travailler dessus et finir par vous familiariser avec elles.
Et c’est cette familiarité qui fait qu’on parvient à surmonter nos peurs. Mais cela demande parfois d’y revenir plusieurs fois.

Car même lorsque nous avons déjà réussi à dépasser certaines peurs, il arrive que celles-ci réapparaissent dans de nouveaux contextes, avec de nouveaux enjeux.
Non pas parce que nous régressons ou que nous manquons de confiance en nous, mais parfois simplement parce qu’il reste une nouvelle étape intérieure à traverser.

Et c’est exactement ce que j’ai vécu ces dernières semaines.

Le 16 juillet 2026, je remonterai sur scène pour donner une nouvelle fois ma conférence :
« S’ouvrir aux Synchronicités et aux Mondes Invisibles pour ne plus douter de soi ».

Et contre toute attente… certaines peurs sont revenues.


Pourquoi nos anciennes peurs réapparaissent ?

Après un accompagnement collectif pour monter sur scène en avril, mon coach m’a proposé de repartir pour une deuxième aventure et ma première réaction a été immédiate :

“Non, c’est bon. J’ai déjà fait ma conférence. Je peux maintenant avancer toute seule.”

Car mon bilan était assez positif et j’étais fière de moi :

  • la première conférence s’était très bien passée,
  • j’avais réussi à dépasser de grosses peurs,
  • j’étais sortie de ma zone de confort,
  • j’avais parlé devant presque 80 personnes pendant 30 minutes.

Bref, j’avais rempli mon rêve.

Alors pourquoi, j’ai finalement décider de recommencer ?

Parce qu’en écoutant profondément ce que je ressentais à l’intérieur de moi, quelques jours seulement après sa proposition, quelque chose est remonté à la surface.


Une peur que je n’avais pas identifiée immédiatement.

L’excitation et l’adrénaline de l’évènement camouflaient encore ce qui dormait en moi.

Cette peur n’est pas la peur de (re)monter sur scène.

C’est une peur plus subtile : celle de ne pas faire aussi bien.
La peur d’être moins bonne.
La peur de décevoir ce qui m’ont vu une première fois.
La peur de ne pas être “à la hauteur” une deuxième fois, qui est donc corrélé à la peur du regard des autres, d’être jugée. 

Et je crois aussi que beaucoup de personnes qui manquent de confiance en elles vivent aussi une forme de syndrome de l’imposteur (peur que j’ai beaucoup observé dans au sein de notre équipe de conférencières).

Pourtant, je pensais honnêtement que toutes ces peurs étaient derrière moi tellement j’avais pris du plaisir sur scène.
Mais les deux ne sont pas corrélées.
La notion de plaisir est indispensable car comme la carotte au bout du bâton, il s’agit de la récompense ultime.
Le plaisir naît de la satisfaction de s’être dépassé. D’avoir OSÉ !

Et ce que j’observe, c’est :


Ce n’est pas parce qu’une peur revient que nous avons échoué !

Bien souvent, nous croyons que si une peur réapparaît, cela signifie que :

  • nous régressons,
  • nous n’avons pas assez travaillé sur nous,
  • nous ne sommes “pas guéris”.

Mais en réalité, la vie nous fait parfois revivre certaines situations qui nous challengent : avec de nouvelles contraintes, un nouveau niveau de difficulté, etc.
Pas pour nous punir, mais pour nous permettre de grandir encore plus.

Dans mon cas, mon défi de monter sur scène le 16 juillet fois-ci, sera de :

  • parler non plus 30 minutes, mais 15 minutes,
  • être donc encore plus concise,
  • plus incarnée, plus « straight to the point » comme on dit,
  • et aussi… parler devant 150 à 200 personnes.

Je sens que ce challenge vient réveiller quelque chose de plus profond en moi et me conduit vers mon ascension.

Et même si je vis énormément de chamboulements dans ma vie personnelle et professionnelle actuellement, ce qui me demande beaucoup d’ajustements, de ré-organisation, bref.. de temps qui n’est malheureusement pas extensible, j’ai dit « oui » car, pour moi, il y avait clairement une belle opportunité à saisir.


Si j’avais hésité à poursuivre l’aventure, je suis sûre que certaines personnes auraient pu me dire «  Mais Sarah, dans la vie « Quand on veut, on peut ! ».
Et c’est tout à fait le genre de phrase que j’avais tendance à me dire autrefois pour m’auto motiver.
Mais je ne suis plus tout à fait en raisonnante avec celle-ci aujourd’hui.

Car il y a un gros piège dans lequel on peut vite tomber à croire cette maxime.


Pourquoi certaines phrases de développement personnel peuvent devenir culpabilisantes ?

Dans le développement personnel, on entend souvent cette phrase :

“Quand tu veux, tu peux.”

Même si l’intention derrière cette phrase est bien évidemment positive, je crois qu’elle peut parfois devenir très culpabilisante.

Parce que lorsqu’une personne :

  • n’ose pas,
  • procrastine,
  • doute,
  • recule,
  • ou n’arrive pas à passer à l’action…

elle finit par croire qu’elle manque de volonté.
Et s’en suit une avalanche de symptômes négatif à l’égard de soi.

On se compare.
On culpabilise.
On se critique constamment, on se dévalue.
Et notre estime finit par en prend un coup.


Or, ce n’est pas parce que vous n’y arrivez pas aujourd’hui que vous en êtes incapable.


Dépasser ses peurs demande souvent de passer par plusieurs étapes

Si on acquière une certaine assurance à force de passer à l’action, la réalité n’est pourtant pas aussi linéaire que ça.
Et le fameux « quand on veux, on peut » demande alors, selon moi, de tenir compte de certains éléments.
Parce que, vous ne passerez pas l’action si :

  • ce n’est pas le bon timing (je vous le répète souvent),
  • vous manquez de sécurité intérieure,
  • votre système nerveux est saturé,
  • vous avez besoin d’être accompagnés,
  • vous avez peur de briller (je vous ferai un article sur ce sujet ! Sinon, Rdv sur mon Instagram où je parle souvent de cette thématique)
  • vous ne savez pas écouter correctement votre intuition (voir mon atelier : Intuition & Energie des Arbres)
  • ou simplement… parce qu’il reste une petite partie de peur à apprivoiser.

Et cette peur mérite justement d’être écoutée avec douceur.


Ce qu’il faut faire pour se libérer durablement de ses peurs

Le conseil le plus précieuse que mon coach nous a transmis, selon moi, durant cet accompagnement, c’est que pour dépasser nos peurs, il faut appliquer la règle de : « La répétition progressive et répétée ».

Autrement dit :
la confiance ne tombe pas du ciel.

Elle se construit.

Petit à petit.

À force de répéter une expérience dans différents contextes.


Et il y a une nuance subtil entre :
se forcer

et

s’entraîner émotionnellement à vivre les choses pour que la peur ne soit plus un frein, mais plutôt une nouvelle habitude

Il faut donc prêter attention à ne pas trop « se forcer » car beaucoup de personnes peuvent vivre de réels traumatismes en voulant “sortir de leur zone de confort” trop vite.

Grâce aux thérapies d’exposition progressives utilisées en psychologie :
le cerveau et le corps ont besoin de vivre plusieurs expériences rassurantes pour comprendre qu’ils sont en sécurité.

Et cela concerne de nombreux domaines dans nos vies.

Par exemple :

  • une personne qui a peur du rejet devra peut-être apprendre à poser ses limites, à oser dire « non » plusieurs fois avant de se sentir réellement en confiance,
  • une personne qui a vécu des relations toxiques devra souvent traverser plusieurs expériences avant de réussir à choisir une relation plus saine,
  • une personne qui doute d’elle-même devra oser être visible encore et encore avant que cela devienne naturel.

Se libérer de ses peurs se construit dans l’expérience vécue et doit se ressentir dans le corps. Et pas seulement être une histoire de compréhension allongé dans un divan.


Il y a toujours un message, un besoin caché derrière une peur ?

Quel est le vôtre ?

Dorénavant, quand une peur se présente à moi, je ne vois un problème.

Je vois un voyant sur mon tableau de bord qui m’indique un message à entendre et à comprendre.


Je sais aujourd’hui que dépasser mes peurs ne signifie pas, ne plus jamais ressentir de peur.

La confiance en soi ne se construit pas en une seule victoire.
Elle se développe progressivement, au fil des expériences vécues, des passages inconfortables que nous osons traverser et des situations qui nous invitent encore à grandir.


Alors, si une peur revient, cela ne veut pas forcément dire que vous avez échoué dans votre travail sur vous-même.

Peut-être que cela signifie simplement qu’une nouvelle partie de vous a besoin :

  • d’amour,
  • d’être rassurée,
  • d’être écoutée,
  • d’être encouragée,
  • de plus de douceur,
  • et de vivre encore quelques expériences positives pour vous sentir pleinement en sécurité.

Une fois que vous prendrez conscience de ce que vous avez le plus besoin, avancer progressivement, avec douceur et bienveillance envers vous-même. Car votre juge intérieur voudra vite reprendre de son pouvoir.

Si l’une de ces peurs revient régulièrement :

  • la peur d’être abandonné,
  • la peur de ne pas être assez,
  • la peur du regard des autres,
  • la peur d’échouer,
  • la peur d’oser être pleinement vous-même.

Dites-vous que cette peur qui revient dans votre vie n’est pas là pour vous bloquer.
Mais pour vous montrer le prochain pas vers votre évolution intérieure.

Et demandez-vous quel serait ce premier pas que vous pourriez enclencher pour vous libérer progressivement de cette peur ?

Comme vous le savez, mon prochain pas sera de remonter sur scène pour balayer cette fausse croyance que je ne peux pas être à la hauteur une seconde fois.


Alors, je retourne à mes écrits pour vous concocter une belle conférence, où j’aurai le plaisir de vous retrouver au théâtre « Le passage vers les étoiles » à Paris, le 16 juillet 2026.
Rappel du titre de ma conférence : « S’ouvrir aux Synchronicités et aux Mondes Invisibles pour ne plus douter de soi »


On ne devient pas fier de soi quand la peur disparaît.

On devient fier de soi au moment où nous décidons de ne plus laisser nos peurs diriger notre vie.


Osons rayonner ensembles mes chères lucioles !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partager cet article :

LinkedIn
Imprimer