J’ai longtemps cru qu’il fallait être parfaite pour être crédible

Même si je sais laisser de la place à l’imprévu et que mes choix se sont toujours basées sur l’écoute de mon intuition, dans un contexte professionnel, j’aime bien maîtriser les choses (pour ne pas dire contrôler).

Préparer, anticiper, organiser, faire les choses correctement me rassure.
Et c’est justement parce que je prête attention à toute cette phase de préparation que je peux ensuite me sentir plus libre de faire face aux éventuels imprévus.

Mais attention car si préparer permet de se sécuriser, contrôler empêche parfois de vivre pleinement l’expérience.

En agissant de la sorte, j’associe mon image professionnelle à celle d’une personne sérieuse, professionnelle, experte à qui on peut faire confiance.
Pendant très longtemps, j’ai grandi avec la croyance que montrer ses émotions était signe de faiblesse, qu’on a face à soi une personne qui n’est pas fiable, sur qui on ne peut pas vraiment compter.

Aujourd’hui, je me considère comme une personne très authentique et naturelle dans ma manière de m’exprimer (j’ai fait du chemin!)
Que ce soit dans ma communication en général, sur les réseaux sociaux : je ne porte plus de masques, je ne fais pas semblant (je n’ai pas de problème à ce qu’on me voit en train de pleurer, de danser, etc), je ne me censure pas, …
Mais après mon premier passage sur scène, je sentais que quelque chose demandait à être libérer en moi. Je sentais que je contrôlais quelque chose en moi qui m’empêchait de complètement lâcher prise.
Et j’ai vite compris que montrer mes émotions sur scène aller être pour moi était encore un challenge.

Cela fait référence à une peur avec laquelle j’ai côtoyé, pendant de trop nombreuses années : la peur du rejet.
Je suis parvenue à me libérer de cette peur dès lors où j’ai basculé dans le développement personnel.
C’est à partir de ce switch que j’ai compris plein de choses sur moi et comment je pouvais justement exprimer mes émotions sans que j’appréhende les réactions de rejets des autres.


Mais sur scène, je me suis rendue compte que je n’y parvenais pas.


Comment lâcher prise et accepter de ne pas tout contrôler

Le 16 juillet 2026, je suis montée sur scène pour donner ma deuxième conférence :

« S’ouvrir aux synchronicités et aux mondes invisibles pour ne plus jamais se sentir seul. »
Pour en savoir plus, cliquez ici :
https://www.sarahgalvan.com/accompagnements/conference-intuition-synchronicite/ 


Mon premier passage sur scène s’était merveilleusement bien bien passé.
J’en étais ressortie très fière car, au-delà d’avoir délivré mon message, j’avais aussi réussi à dépasser une grande peur : celle d’oublier mon texte (mais… je reviendrai sur cette peur).

Quand mon coach m’a proposé de remonter sur scène quelques mois plus tard, j’ai dit « oui » car je voulais vaincre une nouvelle peur que je sentais présente en moi : celle que, par expérience, mes premières fois s’avèrent être souvent des succès. Alors que mes deuxièmes fois, sont au contraire des expériences que je vis généralement très mal car je me vautre littéralement. Comme si je m’auto-sabotée.

La « Yes Woman » que je suis voulait donc à tout pris dépasser cette croyance.

Je voulais me prouver que je pouvais renouveler une expérience presque similaire en progressant et en la vivant tout autant, voire avec encore plus de plaisir et de fierté que la première fois.

Et cette fois-ci, la vie m’a proposé une autre leçon.


Quand on arrête de vouloir tout contrôler, c’est là que notre authenticité touche l’humain

Moi qui aime préparer, anticiper et maîtriser, je me suis retrouvée face à quelque chose que je ne pouvais pas contrôler.
J’ai eu, à 3 reprises des trous de mémoire devant plusieurs centaines de personnes.
Vous vous rappelez, il s’agissait de ma toute 1ere peur.


Quand c’est arrivé, il fallait simplement être là et continuer de connecter avec le public.

Respirer.

Me reconnecter à mon message.

Me faire confiance.

Avec le recul, je comprends pourquoi cela a pu m’arriver.
Même si je connaissais très bien mon texte quelques jours avant de monter sur scène, j’avais aussi pour mission, le jour J, de gérer une partie de l’organisation et d’être un soutien pour les autres conférenciers qui participaient à cet événement.
Sauf qu’en étant présente pour les autres, je me suis complètement oubliée.
Je n’avais probablement pas suffisamment gardé d’espace pour moi.
Une belle leçon de vie qui m’a fait comprendre qu’on ne peut pas être partout à la fois, tout maîtriser, tout contrôler. Car j’aurais dû prendre un espace pour me recentrer, me préparer intérieurement et entrer pleinement dans mon univers avant de monter sur scène (et pourtant je sais bien car c’est ce que je recommandais de faire aux autres conférenciers).

Mais finalement, cette expérience m’a offert un cadeau inattendu.

Elle m’a obligée à lâcher prise sur scène et à être confronter à l’une de mes appréhensions : me montrer vulnérable sur scène.
Et mon Dieu que c’était bon !


Oser exprimer ses émotions, sa vulnérabilité crée la connexion

Avant cette conférence, j’avais déjà identifié quelque chose que je souhaitais travailler sur moi.

Lorsque je regardais mes confères/soeurs conférenci.ères monter sur scène, je remarquais leur capacité à transmettre leurs émotions, à se montrer vulnérables.

Et je me questionnais :

« Est-ce vraiment nécessaire pour qu’un message soit puissant ? »

Je pensais que mon authenticité suffisait.

Et je suis convaincue que l’authenticité est une règle essentielle pour que notre message soit impactant.

Mais cette expérience m’a appris quelque chose de puissant :

L’authenticité devient encore plus forte lorsqu’elle laisse aussi apparaître notre humanité.

Parce que nous sommes tous sensibles à cela.

Nous ressentons naturellement les émotions des autres.

Nous nous reconnaissons dans leurs doutes, leurs fragilités, leurs moments d’hésitation.

C’est ce qui crée une véritable connexion.
Je le savais, mais je ne l’avais jamais vécu.


Montrer ses émotions crée le lien humain

On pense à tord que si l’on pleur devant les autres, qu’on va nous juger, nous critiquer.
Mais bien souvent, nous touchons les autres en dévoilant nos imperfections.

Ce qui m’a profondément touchée après cette conférence, ce sont les retours que j’ai reçus.

Les personnes ne sont pas venues me parler de mes trous de mémoire.

Elles m’ont parlé de ce qu’elles avaient ressenti.

Elles m’ont dit qu’elles avaient trouvé ma présence inspirante, qu’elles avaient senti mon authenticité et qu’elles avaient été touchées par mon message.

Une personne m’a même écrit après l’événement :

« Je repars avec la certitude que je ne suis pas folle à cause de certains événements survenus dans ma vie. »

Cette phrase m’a profondément touchée. Parce que c’était exactement l’intention avec laquelle j’avais écrit cette conférence.

Lorsque moi-même j’ai vécu certaines expériences liées aux synchronicités et aux mondes invisibles, je me suis longtemps demandée si j’étais seule et folle.

Si ce que je ressentais avait du sens.

Si d’autres personnes vivaient la même chose.

À l’époque, j’avais besoin de lien.

J’avais besoin d’être rassurée et de sentir que je n’étais pas la seule à vivre ce genre d’expériences.


Ce que cette expérience m’a appris sur le fait d’être moi-même et non parfaite


Aujourd’hui, je retiens plusieurs enseignements de cette expérience :


1. La perfection ne crée pas forcément la connexion


Nous pouvons avoir le meilleur discours du monde, si nous ne sommes pas présents à nous-mêmes, le message perd une partie de sa puissance.
Et pas besoin de monter sur scène pour cela. Une simple discussion avec l’un de vos proche est un bon exemple.


2. Montrer ses émotions n’ait pas signe que nous sommes faiblesse

Elles permettent aux autres de nous rejoindre.

Elles ouvrent un espace de confiance.
Et les exprimer permet de mieux s’en libérer. C’est en osant vivre pleinement mes émotions, en osant lâcher prise que j’ai pu être pleinement moi-même.. et.. toucher mon public.

J’ai également enregistré une vidéo pour revenir sur cette expérience et partager avec vous les prises de conscience que j’en retire.

Parce qu’au-delà des mots écrits dans cet article, j’avais envie de vous transmettre aussi ce que j’ai ressenti : ce passage du contrôle à la confiance, de la peur d’être jugée à la liberté d’être pleinement moi-même.

Je vous invite à la découvrir ici :


3. Lâcher prise ne signifie pas perte le contrôle


Cela signifie accepter de faire confiance, même lorsque tout ne se déroule pas exactement comme prévu.
Lorsque j’ai eu mes trous de mémoire, je me suis rendue compte à quel point j’étais à l’aise malgré tout. Car j’ai toujours su rebondir et rester en contact avec mon public. Je ne suis pas restée figée. Je ne me suis pas sentie submergée par mes émotions. Bien au contraire. J’ai su jouer avec elles et le public, par compassion m’a même applaudit pour m’encourager (merci à lui!).


4. Être soi-même demande parfois de sortir du rôle que l’on pense devoir jouer

Nous avons parfois appris qu’il fallait être fort, maîtrisé et être irréprochable.
Lors de mon premier passage sur scène, je voulais être parfaite : être la bonne élève.

Mais notre véritable impact vient souvent de notre capacité à être profondément humain.
Sur le papier, si j’avais été noté à l’école j’aurais sûrement eu une meilleure note techniquement lors de mon premier passage sur scène.
Mais humainement parlant, ma note a bien grimpé lors de mon second passage. Ces retours m’ont été rapportés par mon coach et des amis qui étaient présents lors de mes 2 représentations.
Et entre nous, je préfère toucher le public que d’être parfaite. 


Et si vous arrêtiez de chercher à être parfait pour commencer à être vrai ?

Peut-être que vous aussi, vous avez appris à cacher certaines parties de vous.

Peut-être que vous avez peur de montrer vos émotions.

Peut-être que vous pensez que votre sensibilité est un boulet qu’il faut absolument cacher.

Sauf que ce que nous cherchons à cacher est justement ce qui crée le plus de connexion avec les autres.
Cela libère la parole, libère nos tensions, nos peurs.


Je vous souhaite donc d’oser vous montrer vulnérable.
Arrêtez de vouloir tout contrôler, comme l’image que vous renvoyez aux autres.
Osez plutôt montrer votre pleine singularité.
Car c’est ce qui touche les gens.
C’est ce qui crée les liens forts par empathie.


Soyez simplement vous-mêmes car vous gagnerez en affirmation de soi et vous en ressortirez plus fiers. 


Lâcher prise est la clé pour vivre des synchronicités

Cette expérience m’a aussi rappelé une chose que j’observe depuis longtemps dans ma pratique pour vivre des synchronicités : lorsque nous cessons de lutter contre ce qui arrive et que nous faisons confiance, la vie nous le rend instantanément.

Avec le recul, je constate que cette conférence m’a offert une autre belle leçon bien plus grande que celle de simplement apprendre à mieux gérer une prise de parole.

Elle m’a appris à faire confiance.

À faire confiance à ce qui se passe, même lorsque ce n’est pas parfait.

Et c’est justement dans cet état d’ouverture que les synchronicités apparaissent.

Car c’est lorsque nous sortons du contrôle permanent et que nous retrouvons une forme d’écoute intérieure, que nous pouvons devenir plus attentifs aux synchronicités qui jalonnent notre parcours.

Les synchronicités n’arrivent pas seulement avant un changement de vie.

Elles arrivent aussi juste après avoir traversé une épreuve qui nous transforme.

Et c’est précisément ce qui m’est arrivé.
Car juste après mon passage sur scène, j’ai vécu une incroyable synchronicité : une rencontre, une opportunité qui arrive au moment où j’en avais le plus besoin.
Comme un petit clin d’oeil qui arrive précisément au bon moment pour me dire que je ne suis pas seule et m’encourager dans mes convictions profondes.

Gardez à l’esprit qu’un « échec » est souvent le début d’une transformation intérieure.

J’arrive au terme de cet article.
J’explorerai davantage le sujet sur les synchronicités qui me tient profondément à cœur dans un prochain article.
Même si vous avez déjà de la matière sur le sujet sur mon site ou sur ma chaîne YouTube.
Alors, restez connecté !

Et…Osez être pleinement vous-même mes chères lucioles.